
Roche alloue 100 millions $ en licence Structure pour renforcer GLP-1
Roche a investi 100 millions de dollars dans un accord de licence avec Structure Therapeutics pour protéger son portefeuille GLP-1 des défis de brevets. L'accord couvre CT-996, un médicament oral GLP-1 acquis de Carmot, et inclut des redevances sur les ventes futures. Les analystes soulignent comment cette démarche renforce la solide propriété intellectuelle de Structure en agonistes GLP-1.
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Roche fait un pas calculé pour protéger sa gamme de médicaments contre l'obésité de possibles futures batailles juridiques sur les brevets en déboursant 100 millions de dollars pour une licence auprès de Structure Therapeutics.
Cet accord accorde à Roche et à sa filiale Genentech une licence non exclusive pour utiliser certains brevets liés à CT-996, le traitement oral GLP-1 obtenu via l'acquisition de Carmot Therapeutics par Roche pour 2,7 milliards de dollars. En plus des 100 millions de dollars initiaux, l'entreprise devra verser à la filiale de Structure, Gasherbrum Bio, des redevances à un chiffre unique sur les ventes nettes des produits liés à CT-996 à l'avenir.
Le contrat a été finalisé le 30 décembre et révélé par Structure dans une déclaration réglementaire le 5 janvier.
Détails des brevets et motivations
Aucun détail sur les brevets exacts impliqués n'apparaît dans la divulgation. Il est concevable que Structure détienne une propriété intellectuelle qui pourrait contester CT-996 ou des composés similaires, ce qui aurait pu pousser Roche à conclure cet accord.
Selon Structure, c'est Roche qui les a contactés au sujet de l'option de licence. Des analystes de Leerink Partners ont noté dans un briefing lundi que cela pourrait aider le géant pharmaceutique suisse à éviter d'éventuels litiges sur les brevets.
Liens avec d'autres développements GLP-1
CT-996 utilise le même squelette chimique que danuglipron, le candidat oral GLP-1 de Pfizer abandonné au printemps dernier en raison d'un cas présumé de lésion hépatique liée au médicament chez un participant. Cependant, la licence de Roche n'a aucun lien avec l'activateur propriétaire oral du récepteur GLP-1 de Structure, aleniglipron, comme l'a déclaré l'entreprise.
Les analystes de Leerink ont remarqué que l'accord de Roche renforce la conviction des dirigeants de Structure de posséder le portefeuille de propriété intellectuelle mondial le plus complet et robuste pour les petites molécules agonistes du récepteur GLP-1.
Les ambitions de Roche en obésité
Roche vise à intégrer le top 3 des traitements contre l'obésité avec un ensemble d'actifs récemment acquis, tels que CT-996, après son entrée dans la gestion du poids via le rachat de Carmot. L'actif principal de cette transaction, un agoniste du récepteur GLP-1/GIP injectable hebdomadaire appelé CT-388, a avancé en essais de phase 3.
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En 2024, CT-996 a révélé des données préliminaires, démontrant une perte de poids ajustée au placebo de 6,1 % après quatre semaines chez des personnes obèses sans diabète de type 2.
Des applications de suivi de santé comme Shotlee peuvent aider à surveiller les progrès de la perte de poids dans de tels essais.
De plus, dans le cadre d'un partenariat prospectif de 5,3 milliards de dollars, Roche collabore avec Zealand Pharma sur son analogue amylin à libération prolongée petrelintide. L'accord inclut une clause où Zealand rémunère Roche pour une formulation combinée de petrelintide et CT-388.
Progrès de Structure avec aleniglipron
Structure, basée à San Francisco, a récemment annoncé une réduction de poids ajustée au placebo de 11,3 % avec une dose de 120 mg d'aleniglipron dans un essai de phase 2b sur 36 semaines. Les experts de Leerink ont observé que cette dose de 120 mg égalait l'efficacité du médicament oral GLP-1 à venir d'Eli Lilly, orforglipron, à son niveau maximal de 36 mg. Le composé de Structure suggérait des résultats supérieurs à des doses élevées, bien que les effets secondaires semblaient s'intensifier. Par conséquent, la biotech se prépare pour un essai de phase 3.
Ces résultats encourageants de mi-études ont suscité des rumeurs de fusions-acquisitions fin de l'année dernière.
« Nous anticipons que Structure pourrait collaborer sur aleniglipron, mais il pourrait y avoir un appétit stratégique pour racheter l'entreprise, potentiellement boostant l'action au-delà de notre valorisation », ont déclaré les analystes de Leerink dans un rapport du 11 décembre.
Cependant, avec cet accord de licence de brevets, il semble que Roche n'ait pas de plans pour une acquisition complète de Structure.
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Article publié à l'origine par FierceBiotech - free daily biotech briefing.Lire l'article original →